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Sommes-nous dangereux ?

Et la question est : « Sommes-nous dangereux ? »

Avant de discuter de cette question, je veux jeter un bref regard sur les paroles de Paul aux Corinthiens dans 1 Co 4. Nous savons tous que l’Eglise de Corinthe ne formait pas le groupe le plus mature de disciples du Christ. Paul les diagnostique comme ayant « la maladie du Moi » – ils étaient un groupe stable dont les membres étaient bien entre eux, contents d’être là et de se connaître, confortablement installés dans leur position.

Si quelqu’un pouvait revendiquer une place dans cette Eglise, c’est l’apôtre Paul. Pourtant, il minimise délibérément sa position en se qualifiant ainsi : « Apôtre des Gentils ». Au lieu de prendre le grade de général, ou d’archevêque – Paul se qualifie lui-même : « le pire des pécheurs » (1 Tim 1) ; « un fou » (1 Co 3 & 4 et 2 Co 11). Et, dans le premier verset de 1 Co 4, Paul se présente en tant que « serviteur ».

Lorsque vous lirez le reste du chapitre, vous verrez que Paul met en contraste l’arrogance des Corinthiens et l’humilité des apôtres.

Je veux nous défier aujourd’hui de faire un choix  – un choix quotidien :

  • soit de vivre confortablement,
  • soit de prendre des risques.

Ceux qui sont satisfaits d’eux-mêmes – comme les Corinthiens – ne peuvent pas comprendre les paroles de Paul dans Ph 3.12 « je ne suis pas encore parvenu au but, je n’ai pas atteint la perfection, mais je continue à courir pour tâcher de saisir le prix », parce que, dans leur propre esprit, ils l’ont déjà obtenu. Ils se considèrent déjà comme des rois. Prêts aussi à rester dans la médiocrité, à se contenter du statu quo, à se montrer complaisants. La complaisance est le dernier obstacle que n’importe quel vainqueur, toute équipe doit surmonter avant d’atteindre son plein niveau. La complaisance est la maladie du succès : elle prend racine quand vous êtes satisfaits de vous-mêmes et de ce que vous avez accompli.

Et la question est : Sommes-nous dangereux ?

Nous sommes majoritairement des pacifistes spirituels, des objecteurs de conscience dans la bataille à mort contre les principautés et les puissances dans les lieux célestes. Le monde ne peut pas nous haïr, nous sommes trop semblables aux siens. Aurions-nous oublier que nous sommes disciples d’un Christ crucifié, qui savent que le suivre signifie vivre dangereusement, qui veulent malgré tout vivre l’Evangile y compris dans tout ce qu’il implique ?

J’aime regarder le rugby. Mais ce qui est particulièrement stressant, c’est un match où les deux équipes sont si proches l’une de l’autre dans les toutes dernières minutes qu’ont ne sait pas qui va gagner. Vous savez pourquoi ? C’est parce que dans ces moments là les équipes sortent de leur zone de confort. Elles prennent des risques. Ca passe ou ça casse. Tu perds ou tu gagnes.

Priez pour plus d’audace…

Actes 4.29 : « Maintenant, Seigneur, vois comme ils nous menacent, et donne à tes serviteurs la force d’annoncer ta Parole avec une pleine assurance. »

En 2 Co 5.9, Paul écrit : Aussi, que nous restions dans ce corps ou que nous le quittions, notre ambition est de plaire au Seigneur… « Quelle est mon ambition jusqu’à ce point de ma vie ? » Et « Quelle sera-t-elle dans l’avenir ? » Celle de Jésus était de donner sa vie.

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